Michel Odoul est praticien et fondateur de l’Institut Français de Shiatsu. Il publie « Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir » (Albin Michel). Un ouvrage qui s’attache à démontrer que « la maladie n’est ni une fatalité ni une punition, mais une tentative du vivant de retrouver l’équilibre ».
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L’auteur décrit lui-même son dernier livre comme « un cri pour la vie et vers la vie », « un cri pour réveiller les consciences et rappeler à l’être humain qu’il est noble et porteur d’une lumière qui signe la présence du sacré en lui ». Une lumière que « la négation de l’invisible et le caractère marchand de tous les actes » de l’existence, mais aussi « la violence de nos sociétés modernes » et leur manque de respect à l’égard du vivant menacent pourtant d’étouffer.

« Nos sociétés modernes en sont arrivées à une telle négation de l’être que nos animaux d’élevage, par exemple, ne sont plus que des usines à viande […] Vidés de toute essence, de tout amour et du moindre des respects, les cadavres aseptisés de ces animaux martyrs nous font le “cadeau invisible” de nous rendre, de nous restituer toute la souffrance que nous leur avons infligée », explique Michel Odoul.

Selon lui, la séduction exercée par le progrès technique, la recherche de confort et de jouissances matérielles ont conduit l’homme moderne à redevenir un esclave et à renoncer à toute forme de responsabilité individuelle.

Un renoncement dont le prix s’inscrit « d’abord dans nos âmes mais aussi, inexorablement, dans nos corps ». Imprégné des philosophies orientales pour lesquelles le corps et l’esprit sont intimement liés, mais aussi des concepts développés par le psychiatre Carl Jung, Michel Odoul considère en effet que le corps ne peut être envisagé « comme une simple réalité mécanique » déconnectée du psychisme et estime que « nos vécus sont parfois producteurs de nœuds intérieurs, de tensions emmagasinées, qui finissent par créer des tensions physiques ».

Pour mieux comprendre les mécanismes qui conduisent des mémoires émotionnelles à se traduire physiquement, il s’intéresse notamment à l’effet placebo et à son corollaire destructeur, l’effet nocebo. Un phénomène si puissant qu’il peut nous ôter la vie, comme le rappelle l’histoire de ce contrôleur de train britannique qui, croyant être enfermé dans le wagon frigorifique qu’il inspectait, s’est vu mourir de froid : « Parce qu’il en était persuadé, parce qu’il avait envisagé le risque, le contrôleur a “produit” sa propre mort de froid. La peur de l’événement, alors que sa réalité n’existait pas, a fini par le faire advenir. »

Dans le cadre de sa quête sur les liens entre le corps et l’esprit, Michel Odoul étudie également les Expériences de mort imminente (E.M.I.), des phénomènes étranges qui nous invitent à élargir notre regard sur la vie et à réintégrer la dimension « de l’invisible dans notre acception du monde ». « Le vécu des E.M.I. ressemble beaucoup à une “rencontre avec la Conscience” et avec sa dimension universelle et inconditionnelle, avec cet “océan source de tout” et à une réconciliation avec elle », remarque-t-il.

D’après Michel Odoul, la véritable guérison ne peut venir que d’une forme de « paix intérieure » et implique la réconciliation des 3 dimensions fondamentales de l’être humain : le corps, l’âme et l’esprit. « Soigner consiste à traiter la manifestation, le symptôme ; notre corps sait le faire et le fait en permanence. Guérir consiste à modifier les paramètres fondamentaux qui ont conduit à la maladie, pour que celle-ci ne soit plus nécessaire, et cela, seule notre âme, par sa reconnexion avec la conscience, peut le faire. »


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Intro 02:14 Un cri pour la vie et vers la vie 07:27 Le retour de la barbarie ? 12:44 Alimentation et mémoire : l’expérience du Pr McConnell 16:18 L’expérience de Milgram 22:20 La culture du vide 24:54 Le poids des vécus traumatiques 32:15 Carl Jung : la révolution du psychisme 36:13 Le hasard n’existe pas 43:09 Transgénérationnel : quand l’histoire familiale nous poursuit 47:16 L’effet placebo 50:04 L’effet nocebo 54:37 Une autre façon d’envisager l’univers et la vie 01:02:23 Ce que les E.M.I. nous disent 01:10:20 Les dimensions fondamentales de la guérison 01:17:20 L’importance de la Beauté 01:22:39 Soigner ou guérir ? 01:25:45 La puissance du pardon 01:28:05 Conclusion


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3 niveaux de guérison… C’est bien vrai !!! Une interview puissante qui ne laisse pas indifférent.

Sans transition (car il est tard, et je travaille encore…) >>
Je fais le lien avec les piliers égyptien du Ka et de la Maât qui aident à rester aligné dans ce monde de fous.✨😌✨

Un peu d’histoire pour étayer mes propos 🤓 :

L’Égypte ancienne ne séparait pas la spiritualité de la réalité physique ; pour eux, l’univers était un mécanisme complexe où chaque pièce devait être à sa place. Le Ka et la Maât sont deux piliers de cette vision du monde : l’un définit l’individu, l’autre définit l’harmonie universelle.

1. Le Ka : L’étincelle de vie

Le Ka est souvent traduit par « double spirituel » ou « force vitale ». Contrairement à l’âme (le Ba), qui peut voyager, le Ka est ce qui différencie un corps vivant d’un corps mort.

  • L’énergie motrice : C’est le réservoir de forces de l’individu. À la naissance, le dieu Khnoum façonne le corps physique et le Ka sur son tour de potier.
  • La survie après la mort : Pour que le défunt continue d’exister dans l’au-delà, son Ka doit être nourri. C’est pour lui que l’on déposait des offrandes de nourriture et de boisson dans les tombes.
  • Le symbole : Il est représenté par deux bras levés vers le ciel, un geste qui évoque à la fois l’étreinte, la protection et la réception de l’énergie.

2. La Maât : L’équilibre cosmique

La Maât est à la fois une déesse et un concept abstrait. Elle représente l’ordre, la vérité, la justice et l’harmonie. Elle est l’antithèse du chaos (Isfet).

  • La règle du monde : C’est grâce à la Maât que les saisons s’enchaînent, que les étoiles bougent et que le Nil entre en crue. Sans elle, l’univers s’effondrerait.
  • L’éthique sociale : Pour un Égyptien, « pratiquer la Maât », c’est agir avec droiture, être juste envers les autres et respecter l’équilibre social. Le Pharaon avait pour mission principale de maintenir la Maât sur terre.
  • Le jugement : Dans le tribunal d’Osiris, le cœur du défunt était pesé sur une balance face à la plume d’autruche de Maât. Si le cœur était plus lourd que la plume (chargé de fautes), le défunt ne pouvait accéder à l’éternité.

Le lien entre les deux

On pourrait dire que le Ka est le moteur intérieur, tandis que la Maât est la route sur laquelle ce moteur doit circuler. Pour que le Ka d’une personne reste puissant et serein, il doit être en accord avec la Maât. Si l’on agit contre l’ordre naturel ou la justice, on affaiblit sa propre force vitale. 😇